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Comment (bien) gérer sa love story

Après Comment (bien) rater ses vacances, sorti en 2010, Anne Percin nous invite (et c’est avec joie qu’on la suit !) à découvrir la suite des aventures de Maxime Mainard, son héros adolescent passionné de musique qui a le chic pour se retrouver dans les situations les plus grotesques et les plus improbables…

Stop, je vous arrête tout de suite ! Même si vous ne connaissez pas encore Maxime, et  même si ce nouveau roman est présenté comme étant une « saison 2″, sachez que vous pouvez le lire sans problème, même en ayant fait l’impasse sur le tome 1 ! (bien qu’il soit fortement conseillé de se le procurer au plus vite pour faire travailler vos zygomatiques !)

L’été de Maxime a été délirant, l’automne le sera tout autant !

Nous retrouvons donc Maxime au début de sa rentrée de terminale. Il est sur le point de fêter ses 18 ans. Temps du bac, des smartphones, des disputes avec les parents (même si on ne peut prétendre d’un « ado qui passe son temps chez sa mémé qu’il est un rebelle en puissance »)… Temps du premier amour aussi. Évidemment. L’heureuse élue du coeur de Maxime, c’est Natasha (découverte durant l’été sur Spacebook, sous le pseudonyme de Pikachu)…

Mais quand on est apprenti en matière de relations amoureuses, il n’est pas toujours facile de savoir comment faire pour être le parfait petit ami… Et cette petite blonde de deux ans son aînée ne va pas faciliter la tâche de notre héros ! Car il va vite découvrir que quand on en pince pour un caractère pour le moins « bien trempé » qui ne partage aucun de ses centres d’intérêt ou passions, il peut être difficile de construire quelque chose à deux… Mais courrez donc découvrir cette nouvelle aventure de Maxime , il vous en parlera mieux que moi !

Un roman hilarant comme sait si bien les écrire Anne Percin. On attend avec impatience le tome 3 !

Another brick in the wall, le blog interactif  d’Anne Percin.

Par Anne Percin. éditions du Rouergue, collection Doado, 13,50 €, septembre 2011. Dès 13 ans.

 

Le faire ou mourir

A bientôt 16 ans, Damien, dit Dam, est un garçon mal dans sa peau… Comme beaucoup d’ados de son âge pourrait-on penser. Sauf que chez Dam, le mal-être est particulièrement profond. Si profond qu’il lui faut chaque soir s’entailler les cuisses pour « libérer son sang » et se sentir mieux. Souffre-douleur depuis toujours, il n’a personne sur qui se reposer, s’appuyer. Ni ami, ni parent…

Jusqu’à sa rencontre providentielle avec Samy.

Le faire ou mourir est le premier roman de Claire-Lise Marguier. Destiné aux adolescents, on y retrouve sans grande surprise les thèmes clés de la quête d’identité, l’homosexualité, l’indifférence ou encore la scarification. Cependant, grâce à la justesse de son vocabulaire et de son rythme, l’auteure réussit – pour notre plus grand plaisir – à sortir son livre de la masse des romans ados. L’émotion est sur toutes les pages, et les larmes que verse volontiers notre héros trop sensible et trop fragile deviennent bientôt celles du lecteur, véritablement immergé dans l’œuvre. Un roman fort, dont la fin ne vous laissera très certainement pas indifférent.

Le faire ou mourir, Claire-Lise Marguier, éd. Le Rouergue, coll. Doado, septembre 2011, 9 €. Dès 13 ans.

Mademoiselle Tricotin

Mademoiselle Tricotin a toujours peur d’avoir froid. Alors elle passe son temps à tricoter, à tricoter tout ce qu’elle voit ; on n’est jamais assez bien protégé contre le froid. Les arbres, le chant des oiseaux… même le coucher de soleil ! Tricoti, tricota, Mademoiselle Tricotin ne s’arrête jamais, elle est bien trop hantée par l’idée de finir gelée !

Mais par un jour de printemps,

qu’elle se fait une paire de gants

(l’hiver est si vite arrivé

qu’elle préfère s’y préparer)

elle voit, se promenant dans le ciel

comme un petit air de fête…

… Qu’elle va immédiatement se mettre à tricoter, bien entendu ! Mais au bout du fil, il se pourrait bien qu’elle découvre quelqu’un. Quelqu’un comme elle, qui tricote tout ce qui l’entoure… Et qui lui apporte enfin la chaleur dont elle a tant besoin.

Une très jolie rencontre, pleine de poésie et de douceur, qui allie rimes et couleurs pastel pour un rendu des plus chaleureux… à l’image des tricots de Mademoiselle Tricotin.

 

Par Alice Brière-Haquet et Célia Chauffrey, éditions Les P’tits bérets, avril 2011, 12€90. Dès 4 ans.

 

La tendresse

« On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas »

(La tendresse, Bourvil, 1963)

Bourvil l’interprétait à merveille. De sa voix fragile et délicate.

Aujourd’hui, Lauranne Quentric prend la relève pour diffuser ce message d’amour et de tendresse. À son tour, elle nous chante « ce doux sentiment qui nous vient en naissant » en adaptant tout en légèreté le texte de cette magnifique chanson.

Alliant simplicité et subtilité, elle croque avec douceur des scènes de vie poétiques qui viennent encore ajouter à l’émotion du texte : un bébé que l’on attend, un enfant que l’on serre contre soi, les premières amours timides, un ami que l’on prend sous son aile…

Le résultat est des plus réussis, La tendresse est un véritable hymne à l’amour, tendre comme un bisou et léger comme une caresse. À lire et à relire… et à fredonner aussi, on l’aura compris.

Par Lauranne Quentric, Didier jeunesse, février 2011, 12€90. Dès 3 ans.

La plus petite histoire du monde

« C’ est l’ histoire d’ une histoire. Une histoire toute petite. Une histoire si petite qu’ à peine commencée, elle est déjà racontée. »

C’est l’histoire d’une histoire terriblement complexée, qui aurait rêvé d’être un roman, une épopée, ou encore un conte des mille et une nuit, pourquoi pas ? Mais pas une simple petite histoire qui se termine à peine commencée, ça, sûrement pas.

C’est l’histoire d’une histoire qui aurait voulu durer des pages et des pages, et qui, un jour, n’y tenant plus, décide de parcourir le monde pour s’étoffer, se parer d’aventures et de héros qui feront rêver les gens.

© Sytou – Galou – Bilboquet

C’est l’histoire de ce voyage extraordinaire que nous racontent ici Sytou et Galou, l’histoire du voyage qui rendit célèbre cette petite histoire de rien du tout… Universellement, célèbre même. Au point que vous aussi, vous la connaissez forcément. Et pour cause : cette petite histoire, aussi petite qu’elle soit, est de loin la plus belle de toutes les histoires.

Une (petite) histoire tendre et émouvante à souhait, servie par des illustrations enchanteresses. À découvrir absolument.

 

Par Sytou et Galou, Éd. Bilboquet, avril 2011, 13€. Dès 3 ans.