Le sourire de ma mère est une plongée dans l’intimité de la vie de Léonard de Vinci à la fin de sa vie. L’action se passe en 1518. Le roi François Ier fasciné par l’artiste l’a invité en France et a mis à sa disposition le château de Cloux à Amboise. Suite au décès de sa sœur, Caterina y entre en tant que servante.
Elle s’exprime difficilement et est considérée comme simple d’esprit. Dès sa première visite dans la chambre du maître, elle est fascinée par le portrait d’une femme au sourire énigmatique qui lui rappelle sa mère. Elle lui livre chaque jour à demi-mot ses confidences. Léonard de Vinci la surprend et comprend qu’elle est sourde. Touché par cette jeune fille, il lui donne un appareil auditif, lui apprend à lire et à compter. La vie de Catarina en est transformée, d’autant plus quand elle s’éprend de Francesco Melzi, l’élève de Léonard de Vinci.
Marie Sellier a construit son roman à partir d’événements historiques réels. La narration est fluide et les chapitres brefs dynamisent la lecture.
Les élèves d’une classe de 5e, auxquelles j’ai présenté le roman, ont reconnu dès la couverture la célèbre Joconde. Les passages qui expliquent l’histoire du tableau et qui présentent les multiples talents de l’artiste les ont particulièrement intéressés. Ils se sont interrogés surtout sur la distinction entre les éléments réels historiques et ceux issus de l’imagination de Marie Sellier. Pour finir, la lecture s’est enrichie d’une discussion sur la vie quotidienne des enfants au XVIe siècle et l’Histoire de France. Et non, tous les rois de France n’ont pas vécu à Versailles !

Marie Sellier a été journaliste pendant plusieurs années, dont dix ans chez Bayard Presse jeune, avant de passer du côté de l'édition.
Par Marie Sellier. Nathan Jeunesse, 4,90 €, août 2011. Dès 10 ans.











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